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MAILLER, exister

À NE PAS LOUPER

« MAILLER, exister » de Mel Lesbats

À travers l’exposition « MAILLER, exister », Mel Lesbats invite le spectateur à une immersion dans la «sculpture liquide ».

À la frontière entre chimie et poésie, l’artiste fige la rémanence des fluides en mouvement, capturant l’éphémère dans des photographies organiques qui font écho à la genèse volcanique de La Réunion.

Une exploration sensorielle de la matière et du vivant, notamment à travers sa série photographique Pāhoehoe.

L’exposition se déploie en cinq temps.

1 Avant d’exister, il faut d’abord s’approcher

Un cabinet de curiosités ouvre le parcours : gestes de préparation, mélanges, tentatives. La matière y est observée, manipulée, expérimentée. L’attention portée au détail engage une relation sensible et intime au processus.

2 Exister, c’est trouver comment tenir

Le visiteur traverse ensuite un seuil matérialisé par un miroir portant l’inscription
« le liquide, bien souvent nous contient et nous contenons un fluide que nous ne pouvons toucher qu’en nous blessant ». Ce passage engage une prise de conscience : celle d’un corps présent, regardant, traversant l’espace et devenant partie prenante de l’œuvre.

3 Tenir n’est jamais acquis

Dans la grande salle, les sculptures occupent l’espace sur un sol de sable. Les fluides, désormais contenus, semblent tenir dans un équilibre précaire. Le sable, utilisé lors du démoulage, évoque à la fois la trace, le vestige et une archéologie du futur — mémoire d’une transformation et signe d’une ressource fragile.

4 Anndan

Dissimulée derrière un voile translucide, Anndan propose un espace plus intérieur. Une projection en gros plan donne à voir la préparation des liquides : les matières se mélangent, réagissent, se transforment lentement.
La matière y devient paysage, révélant un espace intérieur habituellement invisible.

5 Rien ne disparaît sans laisser de forme

En sortie, les photographies issues de la série Pāhoehoe apparaissent comme des rémanences. Agrandie, la matière liquide devient paysage intérieur, architecture instable, microcosme abstrait. Ces images ne documentent pas les sculptures : elles déplacent l’expérience et fixent ce qui, par nature, échappe.

  • La Friche — Le Port
  • du 13 avril au 17 juillet 2026
  • Ouvert du lundi au vendredi, 9h–12h et 14h–18h
  • Visites et médiation : mediation-culturelle@villagetitan. Tel : 02 62 11 82 20
  • Plus d’infos : ICI

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