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Balkan connected

Balkan connected

Débranchez la WiFi, humains ! et vivez la saine connexion par la musique ! entre sonorités d’ailleurs, souvenirs cinématographiques, joyeusetés du live, voilà une découverte musicale à partager « in real life » : Balkan Konect Réunion. Après un concert particulièrement réjouissant (et bondissant), l’Azenda a eu envie de vous en parler. Rencontre.

Trait d’union

Marko Lukic est le fondateur du groupe. « Je suis né avec un passeport Yougoslave. C’est un pays qui n’existe plus, et qui était la réunion des pays des Balkans (Bosnie, Serbie, Macédoine, Montenegro, Slovénie, Croatie). J’y ai vécu mes meilleures années d’enfance ». Marko est un nostalgique de ce mélange culturel originel. « L’union des gens… comme à la Réunion ! C’est un phénomène de plus en plus rare : des communautés de gens différentes qui vivent ensemble. »

D’où le nom : « Balkan Konect Réunion ».

Passionné par cette musique il joue pendant plus de 10 ans dans l’Hexagone dans différents groupes, notamment la Trubaci Paris Novica Stankovic. Or, il se trouve que Marko connaît la Réunion depuis presque 30 ans et qu’il y vit depuis plus de 5 ans. Assez vite, il décide de monter ici un groupe de musique des Balkans, « parce que ça n’existait pas à la Réunion. J’avais envie d’apporter ma petite graine culturelle dans ce melting pot incroyable qu’on retrouve ici ».

Connecté, vous dis-je ! c’est en postant une annonce sur les réseaux, tout simplement, que l’aventure commence….

« Vu comme ça joue, forcément ça matche »

En tout, ils sont 9 sur scène : tous venus d’horizons musicaux différents, avec « leurs bagages », comme ils disent. Le projet BKR se tisse des singularités de chacun d’entre eux.

Marius Gaudin, trompettiste : « Au départ, les Balkans, c’est pas un milieu dont je suis très familier ». Prise de contact… une répète. « Vu comme ça joue, forcément ça matche ».

 « La magie de ce groupe c’est que chacun amène son bagage, ce qu’il a fait avant et ses envies, son univers ».

Vivien Robillard, batteur (et cornemuse) : « J’avais déjà joué un peu de ce style en métropole, à l’époque où les films de Kuzturica, Bregovic et autres cartonnaient… Les morceaux me plaisaient, le projet me plaisait, c’était l’occasion. J’ai dit « allons, essayons ». Et puis ça l’a fait.»

 « Salut, je suis chanteuse lyrique bulgare… »

La chanteuse Caroline Daparo est une des dernières arrivées dans la formation. Dans son bagage à elle : 15 ans de chant bulgare. Marko raconte : « j’ai tout de suite compris ce qui allait se passer. Elle m’a rappelé les choristes de Goran Bregovic, c’était une aubaine pour nous ! ».

« On avait déjà Thierry, qui chante très bien. D’ailleurs, il a fait un travail incroyable, ne connaissant pas la langue… c’est du boulot ! Maintenant on croirait qu’il est serbe autant que Marko à sa façon de chanter », précise Marius. « Caro est arrivée avec son humilité et elle envoie ! Solaire, elle sait ce qu’elle fait et elle adore cette musique ».

Les nouveaux morceaux semblent s’orienter plus vers elle (pas seulement en tant que choriste), avec toute la bienveillance de Thierry.

Pas d’ego, pas de star

En live, le duo au chant respire la complicité et le plaisir partagé, les voix se marient « comme au bled », c’est festif et pas prise de tête.

« Dans le groupe, on est nombreux. Il n’y a pas d’ego, pas de star, c’est très plaisant à vivre ». Coté public, c’est aussi ce qu’on ressent pendant le live. À l’écoute, certes, on sent ce « bagage » solide et exigeant de chacun : tous sont assurément d’excellents musiciens. Mais le « truc en plus », c’est en effet ce plaisir franc et dénué d’ego ou d’auto gratification, qui se voit sur scène et se transmet à l’auditoire. Vivien, flegmatique, résume : « on fait rarement la gueule ».

Des classiques et des perles inconnues

« La plupart du set est proposé par Marko. C’est lui qui a le plus de connaissances. On peut proposer aussi ».  Au menu, beaucoup de découvertes, à part les classiques cinématographiques ou autres (Ederlezi etc) : des morceaux traditionnels inconnus pour nous,  introuvables sur les plateformes.

« ...Après on fait notre sauce avec ça », explique Marius.

Après une pause, ils reviennent avec quelques dates, que je vous invite fortement à noter.

Balkan Konect Reunion, c’est l’énergie du nombre et de l’ensemble, une musique d’ailleurs qui connecte. Bref, c’est le genre de concert où on danse (ou pas), on chante (ou pas), ou ça slame (peut-être ?), mais qui file indéniablement la banane à tout le monde.

Les prochaines dates :

Casting : Vivien Robillard (batterie), Nicolas Poullet (percussions), Thomas Goetghebeur (basse), Romuald Drouard (guitare), Johan Nathan (saxophone), Thierry Sanchez (chant), Marko Lukic (trompette et chant), Caroline Daparo (chant), Marius Gaudin (trompette).

(Merci pour l’échange !)

Lalou

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