Patrick Manent en concert
Patrick Manent, c’est une vieille voix, une voix qui vient de loin, dans lo tan lontan. Un maloya qu’il rallume comme une braise. À Saint-Louis, dans la lignée de Gramoun Bébé, il a appris que le chant peut être plus qu’un chant : une manière de tenir, de dire, de transmettre. Passeur plutôt que gardien, il ne collectionne pas les souvenirs : il les réveille. Ses mélodies ressortent des formes qu’on croyait rangées, sa voix ouvre la porte de l’Histoire : celle de l’île, de ses cicatrices, de cette mémoire qu’on porte encore, parfois sans la nommer. Anon Anon ! Ce n’est pas un simple refrain : c’est un message reçu en plein cœur, un maloya enraciné qui parle au présent et rappelle d’où l’on vient.
Une soirée de maloya debout, de mémoire et de collectif : la brèz é lo roulèr. Sur scène, ça se vit. Dans la salle, ça se reconnaît.
