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Retro Francos

Ce week-end, on est allés goûter à l’ambiance « Francos ». Voici la rétro des moments « coup de cœur » et des ressentis mémorables de cette édition 2024, by Julie de Serendip… Avec, rien que pour toi, les refs de l’azenda pour affiner le programme des tes prochaines sorties culturelles.  

J’ai engagé mon incursion en Francofolies vendredi soir par le Santa Cruz, où se tenait pour la troisième année consécutive l’espace « Village ». C’est au final ici que j’ai le plus baladé mes oreilles et mes yeux, happée par l’énergie du lieu ouvert chaque jour de 10 à 22 heures en accès libre. Ici on découvre une programmation de proximité, dans un tryptique orchestré enchaînant les animations skate/musique/peinture en continu.

Le Best Of des rencontres au village des francofolies 

NIKKI NEVER DIES. 

Clara -et ses chics types-, sur la pointe de son farouche, envoûte, touche et fait mouche. Le méticuleux maillage electro rock du band complice opère et nous transporte dans des dimensions Lynchiennes, au bord du bowl. Il faudra un peu patienter pour les prochaines scènes, le temps de la création… 

LE WILD CLASSIC MUSIC ENSEMBLE. 

On a repris de bons coeurs « Bande de connard – titre écrit dans le but de canaliser les émotions de Sébastien ». Les mots & le flow sont crus, tendres, bruts et souriants. « Mi aim la réunion ek tout mon ker « introduit en câlin répétitif chaque nouveau morceau de ce rock qui pique comme il faut. Voilà l’exemple d’un projet aboutit permettant aux personnes porteuses de handicap d’exprimer leurs émotions et leur créativité à travers la musique.

À voir vendredi 13 au théâtre de St Gilles, plus d’infos : https://azenda.re/danse/la-fabrique-de-loiseau/

AURUS SOLO.

( ou presque ). Accompagné de ses machines, son aura & ses 123 personnalités vocales. L’artiste incarne tour à tour ses costumes sonores en vibes & styles finement maillés… crooner, rappeur, fonkezer, ragga muffineur lyrique… Entre performances vocales percutantes, chorés mesurées, impros audacieuses & espiègleries, le virtuose en samouraï est venu sonner la dernière messe du dimanche. 

En concert ce vendredi 13 septembre à l’After des francofolies ( Trou d’eau ) et le 30 novembre au TPA.

Plus d’infos : https://azenda.re/musique/aurus-3/ 

L’expérience STREET ART : BREAKING & GRAF font inclusion 

Laurent Robert, fondateur de l’association Cœur 2 rue a piloté des animations visant à initier & donner à voir la culture breaking, en lien avec la thématique inclusion. Un des moments forts a été le ron kozé, permettant de libérer la parole entre les acteurs, en présence de l’handi danseur B-Boy Julien & les musiciens du Wild Classical Music Ensemble ( Sébastien Faidherbe, Johan Geenens, Nathan Copienne, Nathan Ysebaert et Damien Magnette). 

Une douzaine d’artistes graffeurs (Pandakroo, Vast, Oneshoz, Réo1, Bonheur, Belly, Yann Le Gall, Arianne Teysseyre, Snif et Séo Style..) se sont relayés durant les 3 jours pour réaliser 24 oeuvres vendues aux enchères au profit de l’association Coeur 2 rue ( près de 10.000€  récoltés). L’opportunité d’éclairer cette école engagée dans la culture Break Dance depuis 2007 et les nouveaux créneaux de cours inclusifs proposés le samedi au Tampon. 

 Les crushs de mon séjour en Francofolies, côté clairière.

  • La générosité du crew CARAVAN PALACE dimanche qui a littéralement mis le feu au public avec leur légendaire électro-swing. Ode à la vivance qui t’emporte en danses. Ici l’artiste donne (et ne supplie- pas) l’énergie du public, qui lui rend bien… Ça bondi, ça gigote de partout, ça se trémousse, comme une seule bête démangée par la joie. 
  • L’armée de percus TRIBAL PERKUSION fendant la foule vendredi, préparant aux petits oignons l’arrivée de Barth sur le parvis de la scène clairière. La batucada de sourires aux tambours 974 transforme l’interlude en un vrai show samba maloya à part entière.
  • Le retour attendu d’OLIVIA RUIZ avec un nouvel opus engagé « La réplique ».  La déesse de la « Pachamama » libérée, dévoile « sel », chanson témoin de sa pause en matrescence. Entre deux standards ré-arrangés, la femme chocolat aux bras flamencos nous transporte en intelligents coups d’écarts : entre rock pimenté et tendresse des mots médecines.

LA rencontre improbable.

Les Moines tantriques du monastère Gyudmed Trantric university (Sud de l’Inde ) en résidence à La Saline Les Bains pour la pratique du mandala de sable venus serrer la main de Jean Galabert ( co-organisateur de l’Event Village) & échanger quelques vocalises avec Aurus à la fin de son set.

Leur « concert  » est une PUJA, prière quotidienne donnée à 10h à la mairie annexe jusqu’au 15 septembre

Plus d’infos : https://www.facebook.com/monks.reunion.3

Un bémol ? Les vagues de gsm ( vendredi c’était des tsunamiiiiis !)  Quitte à passer pour la meuf envoyée d’un autre temps genre les visiteurs ( rien que la ref est consommée ). Je m’interroge encore ici sur ces champ d’écrans.  Qui profite du temps présent ? Qui chante là, ici avec son cœur et ses potes ? Sans intention de collecter un trophée à diffuser… ( -dit celle qui a envoyé à sa grand-mère des images du nouveau monde ). Quel.le artiste aura l’audace de suggérer l’expérience de la fête sans filtres ? (Invite-moi please !) 

À refaire ? L’an prochain, l’intention de goûter davantage aux off en vivant l’ouverture du festival offerte (oui gratuit) dans les rues de St Gilles donnant à voir une sélection d’artistes « Franco Dann Sin Zil  ».

  • Julie De Serendip, pour l’Azenda
  • Photos : Julie & Jean Galabert

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